Retour sur… l’assemblée générale 2026

Amélie ChapetRetour sur...Leave a Comment

Notre assemblée générale a eu lieu le mardi 23 juin à Lormes et Besançon réunissant une cinquantaine de personnes. La matinée était consacrée aux temps statutaires, l’après-midi favorisait les échanges et la co-construction.

Les temps statutaires

Retrouvez le PV de l’assemblée ici

Temps d’inspiration : La robustesse au sein du réseau et de nos lieux

L’après midi de notre AG a démarré par un temps d’inspiration, de débat autour de la notion de robustesse. Ce concept prend de plus en plus de place dans l’ESS, les tiers-lieux sont d’ailleurs très souvent cités comme des exemples de robustesse. Dans la continuité des échanges qui se sont tenus lors des dernières rencontres régionales du réseau à St Claude, nous avons souhaité travailler sur la capacité du réseau et des lieux à naviguer dans l’incertitude.

Pour nourrir cette réflexion, nous nous sommes appuyés sur les travaux du biologiste Olivier Hamant, qui oppose la performance, tournée vers l’optimisation, à la robustesse, c’est-à-dire la capacité d’un système vivant à continuer d’exister malgré les aléas. Les participant.e.s ont été invité à débattre à partir de la proposition graphique de Charlotte Allegret.

Télécharger le visuel : https://nuage.tierslieux-bfc.fr/s/qEcEEKPJpWQygBC

Très vite, la discussion a quitté le terrain de la théorie pour rejoindre l’expérience des participant.e.s. Ils ont ainsi pu confronter les ingrédients de la robustesse à leurs réalités quotidiennes, parfois à leurs contradictions. La coopération est apparue comme le premier pilier de cette robustesse. Plusieurs personnes ont rappelé qu’aucun tiers-lieu ne se construit seul et que la fragilisation d’une structure affaiblit l’ensemble de l’écosystème. Plus qu’un réseau de projets, les tiers-lieux constituent un réseau de solidarités, où les liens tissés avant les difficultés deviennent des ressources lorsque les crises surviennent.

Les échanges ont également questionné notre rapport au temps. Peut-on accepter de ralentir dans un environnement qui valorise la croissance, les indicateurs et la performance ? Certain.e.s ont raconté avoir volontairement laissé des espaces « vides », des marges dans leur programmation ou leur modèle économique, convaincu.e.s que cette apparente inefficacité est précisément ce qui permet de durer.

La diversité est revenue comme une autre condition essentielle. Diversité des activités, des modèles économiques, des publics, des partenaires, mais aussi des personnes qui fréquentent les lieux. Plusieurs témoignages ont souligné combien cette hétérogénéité reste un défi quotidien, tout en constituant une formidable richesse lorsque l’on parvient à la faire vivre.

Au fil des échanges, une idée s’est imposée : la robustesse n’est pas un état à atteindre, mais une manière de penser et d’agir collectivement – plusieurs participant.e.s amènent la notion de « robustesse collective ». Elle invite à accepter que tout ne soit pas parfaitement cohérent, que certains projets s’arrêtent, que d’autres émergent, que les chemins ne soient pas linéaires. Elle suppose de faire confiance au collectif, de laisser une place aux expérimentations, à ce qui ne produit pas immédiatement des résultats mesurables.

Un débat a même émergé autour de la définition proposée par Olivier Hamant : « maintenir un système stable malgré les fluctuations ». Plusieurs participant·es se sont demandé si la stabilité devait réellement être l’objectif. Dans un monde en transformation permanente, ne s’agit-il pas plutôt d’apprendre à évoluer ensemble, sans perdre ce qui fait notre raison d’être ?

Finalement, cette séquence a résonné comme une invitation à regarder autrement les tiers-lieux : non pas comme des organisations cherchant à être toujours plus performantes, mais comme des écosystèmes vivants qui cultivent la coopération, la diversité et les interdépendances pour mieux traverser les incertitudes de notre époque.

Temps de découverte des initiatives des membres du réseau autour des transitions écologiques

Le réseau, dans le cadre d’un partenariat avec la DREAL, porte depuis bientôt 3 ans des actions de sensibilisation et de mise en valeur des initiatives écologiques portées par les membres du réseau régional. Ainsi, l’association avait documenté en 2024 de nombreuses initiatives inspirantes dans le cadre de l’étude « Agir pour les transitions écologiques ». Cette année, il est prévu que le réseau documente de nouvelles pratiques, c’est pourquoi il a été proposé un temps de découverte et d’inspiration collectif lors de l’AG. Chaque membre a été invité à faire connaître les projets portés de façon à ce qu’ils puissent être visibles de toustes.

L’équipe du réseau documentera certaines d’entre elles d’ici la fin de cette année.

Co-construction du plaidoyer pour les Journées Portes Toujours Ouvertes

Les échanges se sont terminés autour des prochaines Journées Portes Toujours Ouvertes, lors desquelles les tiers-lieux sont incités à faire découvrir les tiers-lieux autrement. Afin de faciliter la participation des lieux à cet évènement national, les participants ont manifesté les besoins suivants :

  • Disposer d’une cartographie des tiers-lieux
  • Avoir des supports de communication partagés
  • Disposer d’idée d’animation proposées par le réseau
  • Trouver les moyens de toucher les habitants qui ne franchissent habituellement pas la porte du tiers-lieu
  • Raconter davantage ce qui nous relie

Toutes les infos sur les JPTO sont disponibles ici 

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